Qui sont ces jeunes en situation de précarité alimentaire?

On ne sait pas grand-chose des jeunes sans-abris, car cette tranche de la population itinérante n’a pas tendance à fréquenter les refuges ni les services de dépannage mais plutôt à errer d’une connaissance à l’autre, sans domicile fixe. Les statistiques d’itinérance étant surtout faits à partir de la fréquentation des services de dépannages et des refuges, il est probable que les données disponibles quand à l’itinérance des jeunes sous-estiment la situation.

Néanmoins, une étude par Segaert(1), rapportait que les jeunes âgé.es de 16 à 24 ans constituaient à peu près 20 % de la population sans-abri. Ce sont donc environ 308 jeunes sur 100 000 qui seraient sans-abri. C’est énorme! La discrimination n’échappe pas à cette condition en tant que facteur aggravant : les jeunes LGBTQ sont plus nombreux parmi les jeunes itinérants, représentant entre 25 et 40 % de la population des jeunes sans-abri. (2) Ces jeunes rapportent d’ailleurs avoir du mal à trouver des refuges ou ils se sentent acceptés.

Les causes et les conséquences de l’itinérance chez les jeunes ne sont pas les mêmes que chez l’adulte ou les aînés. Les moyens de les aider ne peuvent donc pas être les mêmes. Les jeunes viennent de milieux ou foyers caractérisés par des conflits familiaux ou empreints de violence ou d’abus, négligence ou d’insécurité alimentaire. Ils ont tendance à vouloir sortir du système, donc ne pas se prémunir du soutien social qui pourrait les aider à obtenir un emploi et un logement. Ils sont plus sujets à tomber dans la criminalité ou la prostitution.  

Pour aider ces jeunes, il faut s’adapter à cette réalité et bien comprendre les facteurs qui font qu’un jeune préfère se retrouver dans la rue, mais surtout les facteurs qui peuvent l’empêcher d’y rester! C’est exactement à cela que s’attaque le projet HOPE de Nutrition sans Frontières.

La séquence: »J’ai peur ou je n’en peux plus = Je quitte le foyer » est difficile à prévenir. Tout le monde n’a pas la même chance de naître dans un milieu favorable à son développement personnel. Mais la suite de la séquence ‘’J’ai faim = je dois voler pour manger ou je vais rester ou squatter avec des mauvais amis parce qu’au moins il y a de l’alcool, ou de la nourriture’’ celle-là peut être stoppée en offrant aux jeunes des services plus adaptés à leur réalité. Les services de dépannage et les refuges ne sont pas des endroits qui plaisent aux jeunes, c’est un fait. Il n’y a pas suffisamment de ressources spécialisées pour les jeunes itinérants. Et pourtant, avoir les entrailles qui gargouillent risque souvent de tout faire basculer!

Tous les jeunes rêvent d’une façon de s’en sortir. C’est en les accompagnant dans la route vers l’autonomie alimentaire que NSF veut encourager les jeunes à sortir de la rue. Le prétexte? La cuisine collective! Autour d’une cuisine, on peut toujours ré-inventer le monde. On socialise, on apprend à mieux s’alimenter, on repart le ventre plein et avec quelques repas pour la semaine. Et après ce beau moment entre jeunes à chaque semaine, accompagnés de modèles de résilience positifs qui ont partagé leurs passions pour nous encourager à mettre à profit nos talents, à s’engager solidairement et collectivement, on entrevoit d’autres options que celle de la vie dans la rue.

Avec la crise covid, les services de dépannage usuels pour vaincre l’insécurité alimentaire en général ont reçu de l’appui. Mais les services pour la jeunesse se font de plus en plus rares. Les organismes jeunesse ont eu aussi écopé de la crise. Les maisons des jeunes ferment leurs portes à cause des mesure, pafrois de façon définitive par manque de ressources.. L’école est de moins en moins intéressante. Ne devons-nous pas à cette au moins autant de soutien que nous en offrons aux adultes?

La campagne pour le projet HOPE a besoin de votre appui! 2500$ sont nécessaires à NSF pour soutenir une cohorte de jeunes dans un quartier défavorisé. Ces dons appuient les professionnels bénévoles de NSF dans l’achat de denrées et de matériel pour la tenue des activités de l;a cuisine collective et les ateliers de développement de compétences.

Votre entreprise a envie de faire une différence? Marrainer une cohorte du projet HOPE c’est facile, il suffit de rassembler 10 personnes qui acceptent de faire un don récurrent de 20$ par mois.

Changez la vie des jeunes avec NSF. Faites votre don de 20$ par mois pour marrainer une cohorte HOPE!

En savoir plus sur le projet HOPE

Références:

(1)Segaert, Aaron. 2013. The National Shelter Study: Emergency shelter Use in Canada 2005-2009. Ottawa: Homelessness Partnering Secretariat, Human Resources and Skills Development Canada.

Segaert, Aaron and Alana Bauer. 2016. The Extent and Nature of Veteran Homelessness in Canada. Ottawa: Employment and Social Development Canada.

(2)Josephson, G., & Wright, A. (2000). Ottawa GLBT wellness project: Literature review and survey instruments. Ottawa, ON: Social Data Research Limited. Retrieved from https://www.homelesshub.ca/sites/default/files/attachments/Literature_Review_and_Survey_Instruments.pdf

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